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SSD : Les 3 raisons de l’adopter – Le guide complet

SSD : Les 3 raisons de l'adopter - Le guide complet

Qui n’a jamais pesté après un disque dur incapable de lancer rapidement un logiciel voire le système d’exploitation ? Malgré les performances des dernières générations de disques durs classiques (appelés aussi disques mécaniques), le démarrage de l’OS ou d’une application semble parfois s’éterniser.

Ces contraintes ne sont plus d’actualité. Fins (7 mm), légers (certains dépassent à peine 30g) et silencieux, les disques SSD (pour Solid State Drive) vous permettent de bénéficier d’un ordinateur, de bureau ou portable, plus performant.

Remplacer son processeur par un modèle plus récent et augmenter la mémoire RAM permettent de bénéficier d’un coup de pouce salutaire. Mais l’acquisition d’un SSD vous permet également d’améliorer la célérité de votre PC ! Ils peuvent être assimilés à de très grosses clés USB. À la différence des disques durs composés de plateaux magnétiques, ils intègrent des puces de mémoire.

Quelles sont les différences entre un disque dur et un disque SSD ?

Voici 3 raisons pour ne plus hésiter :

  1. Les SSD sont rapides : à partir de 420 Mo/s en vitesse de lecture maximale.
  2. Ils sont silencieux : il n’y a pas de pièces mécaniques.
  3. Ils sont économes : ils consomment trois fois moins que le meilleur disque dur.

Mais ce ne sont que quelques exemples montrant les atouts des SSD pour un usage grand public.

Les débits élevés et les faibles temps d’accès (à des données stockées sur le support) permettent à votre ordinateur de bénéficier d’une cure de jouvence à moindre coût. Le démarrage de Windows, l’analyse d’un antivirus et l’ouverture d’un document Word sont plus rapides qu’avec un disque dur classique.

Sachez également qu’un SSD peut être utilisé pour « booster » un disque dur interne de 3,5’’ en disposant d’une mémoire cache supplémentaire (voir le Chapitre « Les différents types de SSD »).

AvantagesInconvénients
Disque dur mécaniqueCapacité (jusqu’à 10 To), prix par gigaoctet (10 x inférieur à celui des SSD)Lenteur, poids plus important, bruit, chaleur
SSDRapidité, silence, moins de chaleurPrix par gigaoctet, capacité plus limitée

Il existe plusieurs types de SSD. Ce guide d’achat vous permet de choisir celui qui convient le mieux à vos besoins et moyens.

Les principales performances techniques

Quels sont les avantages d’un SSD ?

S’offrir un SSD n’est plus un luxe car les tarifs deviennent plus attractifs et ils permettent de profiter de nombreux avantages.

Les débits et temps d’accès

Les disques SSD stockent les données sur des puces de mémoire Flash utilisées en parallèle par le biais de plusieurs canaux. Ces derniers peuvent être combinés lors de la lecture. Cette particularité permet à un SSD d’accéder à n’importe quelle page de n’importe quelle puce dans le même laps de temps.

C’est la raison pour laquelle ce type de support affiche des débits beaucoup plus élevés que ceux atteints par les meilleurs disques durs mécaniques. Les taux de transfert en écriture et lecture peuvent atteindre les 500 Mo/s et les temps d’accès sont quasi instantanés (aux alentours de 0,1 milliseconde). Quant au nombre maximum d’opérations traitées à la seconde (max IOPS), il peut s’élever à 90 000 en lecture.

Pour les professionnels, les SSD qui s’affranchissent de la norme SATA 3 (les SSD PCI-Express NVMe par exemple) peuvent même atteindre des débits de 3500 Mo/sec en lecture et 2100 Mo/sec en écriture. De telles performances s’avèrent très utiles pour du traitement vidéo par exemple.

Du côté des disques durs classiques, les résultats sont moins éclatants. Par exemple, le Western Digital VelociRaptor (SATA III), un des disques durs les plus performants, possède un temps d’accès moyen de 7 ms et sa vitesse de transfert peut monter jusqu’à 200 Mo/sec.

La consommation électrique

Là aussi, l’avantage est aux SSD puisqu’elle dépasse rarement les 2 Watts en fonctionnement et 0,5 W en veille. À titre de comparaison, un disque dur mécanique atteint les 5 à 9 Watts en lecture/écriture et 5 Watts lorsqu’il est en veille.

La fiabilité

La dernière génération ne montre pas de signes précoces de fatigue. Vous pouvez donc utiliser votre SSD quotidiennement pendant plusieurs années sans soucis. Mais il y a néanmoins une différence entre la mémoire Flash NAND MLC (Multi level cell) qui autorise environ 3000 cycles en écriture/lecture et celle de type TLC (Triple level cell) qui est limitée à environ 1000 cycles. Sachez néanmoins que peu de constructeurs proposent une garantie de 5 ans. Pour la majorité d’entre eux, elle est de 3 ans.

Le niveau sonore

Dès l’installation d’un SSD, vous apprécierez son silence puisqu’il n’émet (quasi) aucun bruit. Ce confort s’explique par l’absence de pièce mécanique. A titre de comparaison, le niveau sonore d’un Western Digital Caviar Black est situé entre 29 et 34 dBA.

Dans la mesure de vos moyens, préférez un SSD dont la capacité est supérieure ou égale à 120 Go. Pour deux raisons : premièrement, ils permettent d’installer sans difficulté Windows et vos principaux programmes. Deuxièmement, ils sont plus rapides en écriture que ceux ayant une capacité inférieure, car le nombre de puces et de canaux du contrôleur est plus élevé.

Nos astuces

Le contrôleur : un rouage essentiel : Pour un usage grand public, la majorité des SSD présente des niveaux de performance très proches. Néanmoins, soyez attentif au contrôleur, car il joue un rôle essentiel dans le bon fonctionnement d’un SSD. Il assure la jonction entre le système d’exploitation et la mémoire Flash, accélère l’écriture et la lecture des données et gère les erreurs. Il existe quatre principales marques de contrôleurs (Intel, Marvell, Sandforce et Indilinx). Elles proposent toutes des produits performants et stables.

Comprendre les caractéristiques techniques d’un SSD

La gamme des SSD est aujourd’hui très variée et comprend des modèles destinés à être intégrés dans un PC et d’autres pour le nomadisme. Elle permet ainsi de répondre aux besoins et aux moyens de chacun. Mais, quelle que soit la marque ou le type de SSD retenu, les gains obtenus restent significatifs par rapport à un disque dur classique.

Les différents formats de SSD

2,5″ : c’est le format « classique » et le plus répandu.

Carte mSATA : appelée aussi Mini-SATA, elle est destinée aux PC portables très fins et aux ultrabooks. Ces SSD ne pesant que 6 à 7 grammes permettent de profiter d’un taux de transfert maximal atteignant les 550 Mo/s en lecture et 520 Mo/s en écriture.

M.2 : afin de répondre à la demande croissante en systèmes de plus en plus minces et rapides, certaines marques proposent des SSD sans boitier au format M.2 et compatible avec la spécification NVMe offrant un taux de transfert maximal en lecture de 2500 Mo/sec.

Sachez que certaines marques comme Samsung déclinent leurs SSD en deux versions : La version Desktop (PC de bureau) est livrée avec un adaptateur 3,5”, une nappe SATA et un câble Molex/SATA. La seconde déclinaison convient aux ordinateurs portables avec des entretoises 9,5 mm et un câble adaptateur USB/SATA.

U2 : Moins connu, le connecteur U2 n’est pourtant pas aussi neuf que son nom : il s’agit en effet de la nouvelle version du SFF-8639 qui équipait alors principalement les installations professionnelles. Comme le M.2, il a pour objectif d’améliorer les débits (4 Go/s en théorique). Si les 2 peuvent être confondus, ils n’ont pourtant ni la même forme ni le même cablage.

La gamme des SSD est aujourd’hui très variée et comprend des modèles destinés à être intégrés dans un PC et d’autres pour le nomadisme. Elle permet ainsi de répondre aux besoins et aux moyens de chacun. Mais, quelle que soit la marque ou le type de SSD retenu, les gains obtenus restent significatifs par rapport à un disque dur classique.Meilleures ventes SSD 2.5″

Le firmware

À la différence d’autres composants, ce micrologiciel (jeu d’instructions intégré) joue un rôle majeur dans un SSD. Il intervient dans l’utilisation des cellules, le traitement des fichiers à écrire, le support du TRIM… Le TRIM est une commande informant en temps réel le SSD sur les fichiers toujours présents : sans cette commande le contrôleur ne sait pas qu’un secteur a été effacé, et doit donc lire la cellule, éventuellement la copier ailleurs pour ensuite réécrire la nouvelle donnée. Pour limiter le nombre de lecture écriture la commande TRIM indique donc au contrôleur chaque secteur précédemment utilisé par le fichier supprimé.

Son activation (voir le chapitre 5 « L’installation d’un SSD ») présente deux intérêts. Premièrement, elle améliore les performances du disque puisqu’il doit simplement écrire l’information, et non effacer une information existante. Deuxièmement, cette fonction évite une usure prématurée du SSD.

L’interface

Comme les disques durs, les SSD se connectent en SATA. Mais il existe une catégorie de SSD qui utilise le port PCI-Express 4x ou 8x.

  • SATA III 6 Gb/s, soit 750 Mo/s ! : l’offre de SSD connectés en SATA III est de plus en plus importante. Elle permet des taux de transfert théoriques atteignant les 600 Mo/s.
  • PCI-Express : ils se présentent sous la forme d’une carte d’extension. Certains modèles (au format M.2 ou Carte PCI-Express) se connectent sur un port PCI-Express 4x ou 8x. Ils permettent d’exploiter la bande passante supérieure du PCI-Express. Le taux de transfert théorique est annoncé aux alentours de 1 800 Mo/sec en lecture (pour les cartes PCI-Express 8x) et de 1700 Mo/sec en écriture (pour les cartes PCI-Express 8x). Revers de la médaille, les prix de ces SSD sont plus élevés que leurs homologues classiques et ils consomment plus (9,5 W en veille et 14 W en fonctionnement).

La mémoire cache

Elle sert notamment à masquer les latences de certains transferts et à améliorer les performances sans solliciter inutilement la mémoire Flash. Généralement, elle atteint les 256 Mo.

Type de PCFormatInterface
PC de bureau2,5″, M.2SATA III 6 Gb/s
PC portable, ultrabookmSATA, M.2, 2,5″PCI-Express 4x

Les SSD externes

Compte tenu de leur poids et de leur finesse, les SSD externes présentent un intérêt non négligeable pour tous ceux qui veulent emmener leurs photos et vidéos avec eux, en vacances ou en week-end chez des amis. Disposant d’une capacité allant de 120 Go à 2 To, certains disposent d’une batterie intégrée avec 8 h d’autonomie. Mais il est possible de les recharger via le port USB ou Thunderbolt. Certains modèles sont dotés d’une coque antichoc en caoutchouc qui leur permet de résister aux chutes.

Quel SSD pour quels usages ?

À moins d’en avoir les moyens, les SSD ne sont pas encore une solution pour le stockage de données comme des films ou images. Pour deux raisons. Premièrement, les capacités de la majorité des SSD sont encore limitées par rapport aux disques durs avec plateaux qui peuvent atteindre 6 To.

Le deuxième écueil est le prix. Même si la tendance des prix est à la baisse (notamment sur les capacités importantes), les SSD restent en effet moins attractifs qu’un disque dur classique.

Il convient donc de réserver ce support à certaines applications :

Le système d’exploitation et des logiciels

Le système d’exploitation : Le système d’exploitation : il suffit d’installer Windows sur un SSD tout neuf (et de faire quelques réglages comme ceux détaillés dans le chapitre suivant sur l’installation d’un SSD) pour constater immédiatement l’avantage de ce type de disque. Le système d’exploitation démarre beaucoup plus vite que s’il est installé sur un disque dur mécanique. Ainsi, Windows 8 peut démarrer en 14 secondes environ contre une vingtaine avec un disque mécanique.

Les jeux vidéo

Les jeux vidéo : le gain est encore plus évident sur le chargement de certains jeux. Le temps d’accès très faible des SSD permet de charger Battlefield en 15 secondes environ contre 40 à 50 secondes avec un disque à plateaux.

Les fonctions diverses

Fonctions diverses : de manière générale, tout devient plus rapide dès qu’un SSD est présent : l’installation de programmes un peu « lourds » comme Microsoft Office, la copie de fichiers, l’ouverture d’un logiciel, une recherche de fichier sur le PC…

Usages grand publicUsages professionnels
Disque dur mécaniqueStockage de donnéesStockage de gros volumes, création et édition de contenus numériques et 3D, gestion d’images…
SSDInstallation d’un OS, jeux vidéo, multimédia…Traitement vidéo, datacenter…

Pour les professionnels : une garantie plus étendue

Certains modèles haut de gamme, comme des Samsung reposant sur la nouvelle puce V-NAND, permettent de bénéficier d’une garantie étendue à 10 ans, contre 3 dans la majorité des cas. Revers de la médaille, cet atout coûte cher : 500 € environ pour 1 To.

Nos astuces

Associer un SSD cache à son disque dur : L’objectif est de disposer d’une mémoire cache supplémentaire afin d’accélérer les données que l’on utilise le plus fréquemment. Pour bénéficier de cet avantage, il faut raccorder le SSD à la carte mère, installer le logiciel spécial fourni avec le disque (par exemple Dataplex pour le Crucial Cache Adrénaline – 64 Go) et redémarrer. Au bout de trois lancements, le SSD aura repéré les programmes les plus utilisés et les conservera en mémoire. De plus en plus de marques proposent maintenant le SSD Caching.

Nos conseils pour installer son SSD

L’installation dans un ordinateur, de bureau ou portable, n’est pas compliquée. Comme nous l’avons vu dans le Chapitre 3, la majorité des SSD est au format 2,5’’. Mais peu de boîtiers disposent d’un emplacement adapté à ce support. Tous les SSD ne sont pas non plus vendus avec un adaptateur de baie 3,5″ vers 2,5″. Si c’est votre cas, il est judicieux d’en acheter un (9€ environ).

Le raccordement est simple puisqu’il suffit de le relier à une prise SATA de votre alimentation et d’utiliser une nappe SATA pour le raccorder à la carte mère. Il est conseillé de brancher le SSD sur le premier port, en l’occurrence le 0 ou le 1 (généralement, les ports sont notés) du contrôleur SATA. Les lecteurs optiques seront ainsi relégués sur les derniers ports. N’hésitez pas à découvrir notre guide de montage PC et plus particulièrement la section « Raccordements finaux »

Si vous souhaitez remplacer le disque dur de votre PC portable par un SSD, vérifiez au préalable que votre modèle peut en accueillir un au format 2,5″, voire 1,8″. Pour cela, le manuel du portable est votre meilleur allié. Il vous indiquera si cela est possible et auquel cas comment procéder.

3 astuces pour réussir son installation SSD :

  • Le BIOS en AHCI : avant d’installer votre système d’exploitation, il convient de régler le BIOS afin que le mode du contrôleur de stockage soit en AHCI ou RAID et non plus en IDE. Si vous oubliez de faire cette opération avant d’installer l’OS, il sera toujours possible de le faire par la suite sous Windows en activant le pilote AHCI.
  • Le TRIM : L’actualisation de l’Indice de performance de Windows 8 et l’activation de la commande TRIM sont essentielles pour bénéficier des avantages d’un SSD. Par défaut, la commande TRIM est majoritairement activée sur tous les PC achetés après janvier 2011, et tournant sous Windows 7 ou supérieur.
  • Mise à jour du firmware : Pour éviter des soucis, utilisez la méthode préconisée par le fabricant de votre SSD. La plupart des marques proposent leur propre logiciel dédié à ce type d’opération. Pensez à faire une sauvegarde (ou une Image disque) auparavant…

Bon à savoir

La migration d’un disque dur vers un SSD

Cette opération étant toujours un peu délicate, mieux vaut utiliser des logiciels spécialisés dans la création d’une « image disque ». Pour schématiser, il s’agit d’un gros fichier intégrant toute la partie logicielle (système d’exploitation + programmes) de votre disque mécanique actuel. Il suffit ensuite de « transférer » cette image vers le SSD pour retrouver son ordinateur.

La meilleure solution pour le grand public consiste à acheter le SSD PNY. Vendu 13 €, ce kit de mise à niveau est composé d’une baie de montage 3,5″ vers 2,5″, du logiciel Acronis True Image HD et d’un câble de transfert de données SATA III.

Nos astuces

Ne saturez pas votre SSD : Même si vous avez acheté un SSD de 128 Go, évitez d’utiliser toute cette capacité. Il est en effet conseillé de laisser 10 et au mieux 20 % de marge. Pourquoi cette précaution ? Plus un SSD dispose d’espace libre, plus les algorithmes de Write Combining (qui optimisent l’écriture des données) sont efficaces. Certains constructeurs, dont Intel, réservent d’office une partie de la capacité de leurs SSD (environ 5 Go) afin d’améliorer le taux d’écriture.

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